À propos

Guy Gabon

 

Mon travail de création est un acte individuel poétique et politique que j’ai choisi de centrer sur les enjeux – politique, social et écologique – de la société d’aujourd’hui en faisant appel à l’émotion pour interpeller les publics.

Mon travail est résolument pluri et transdisciplinaire. Il me conduit à imaginer et à mettre en œuvre des expérimentations artistiques et environnementales  à caractère multi forme prenant appui sur le land art, le design, l’image animée, l’image fixe, le graff végétal , le graffiti inversé.

J’ai choisi le Land Art pour établir un dialogue avec la nature belle, étrange, menaçante, menacée. Lorsque je la parcours , je vais à la source, je me re[source] , elle me parle , je lui emprunte ses éléments pour créer. je laisse juste une empreinte le temps d’une conversation avec la nature. Le public devient l’auditoire attentif d’un dialogue sans mots, juste la poésie des éléments se ressent.

La Nature a été un élément central dans mon existence. C’est de façon naturelle et évidente que la nature est devenue mon thème de prédilection, ma source d’inspiration, mon espace d’expérimentation, mes matériaux comme sujet et lieu d’expériences, pour questionner les liens que l’homme entretient avec son milieu.

Ma vie à la Réunion, à la fois île de nature intense et île très urbanisée, a nourri mes territoires d’exploration du lien entre l’homme et la nature et a aussi ouvert une nouvelle fenêtre dans ma réflexion : la rencontre de la nature et de l’urbain.

LA NAURE C’EST MA VILLE ,cette notion duelle « nature et urbanisme » alimente ma réflexion sur un « land art urbain.. ? » et nourrit mes récents travaux.

Depuis 2007 , j’ai initié un vaste projet Du DECHET AU [RE] DESIGN où je propose un regard ouvert sur ces trésors de la vie ceux que redonne la nature, ceux qui débordent de nos poubelles et de nos villes. j’expérimente des matériaux , des matières , des projets dans le but de suggérer une attitude plus ouverte aux potentialités plastiques et spatiales de ces matériaux économiques dit « pauvres », nos déchets et de techniques parfois inattendues inspirées d’un artisanat de rue.

En 2013 J’ai fondé un collectif d’artistes « recycleurs », LA RESSOURCERIE DES ARTS pour sensibiliser à la pratique d’une écologie ludique, créative et poétique.

En 2012 mon chemin croise l’image , et grâce aux ATELIERS VARAN CARAIBE, je réalise mon premier film documentaire , MAUVAIS GENRE où j’ interroge la question du genre dans nos sociétés à travers l’histoire personnelle de mon prénom de genre opposé à mon sexe.

Depuis je poursuis l’aventure cinématographique autour de courts métrages documentaires et expérimentaux dont le fil rouge est la femme : fille , femme, mère…

J’aime intervenir dans l’espace public pour redonner à l’homme une place centrale dans l’œuvre et démocratiser le rapport à l’art.

Mon art tantôt alerteur, dénonciateur ou médiateur est résolument poétique. Mon geste artistique est souvent éphémère parfois imprévisible ; mon œuvre est impermanente.

Guy GABON

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